mardi 1 décembre 2009

Vendredi 27 novembre.















C’est aujourd’hui que commence la partie maritime de notre périple.
Nous quittons l’hospitage à 10 heures, et un taxi nous transporte au lieu d’embarquement.
Grosse déception mélangée à de la colère, sur le panneau d’affichage, nous lisons :
Puerto Montt Puerto Natalès via Puerto Eden.
Renseignements pris, il était tout à fait possible de rester une semaine sur l’île de Wellington
Ce n’est pas du tout ce qui m’a été dit lors des différentes communications téléphoniques passées depuis la France. Non seulement nous escalons mais il sera possible de descendre à terre.
Notre déception n’en est que plus grande.
Nos bagages sont enregistrés et emportés directement dans notre cabine.
L’embarquement est prévu à 14h30 aussi il nous reste du temps pour visiter le marché aux poissons qui présente la particularité d’avoir des petits restaurants situés juste au dessus.
Nous passons devant une étale et sommes interpellés par un homme qui s’adresse à nous en français.
Xavier, de son prénom, a vécu 18 ans en Nouvelle Calédonie, où il possédait une petite flottille de bateaux de pêche. Il a tout vendu et est venu s’installer ici, où il a monté une entreprise… de pêche.
Il commercialise le poisson que lui rapporte son bateau. Son étale est surmontée par le drapeau de Nouvelle Calédonie, ce qui est anachronique en cet endroit.
Il nous recommande un petit restaurant et nous présente à la propriétaire.
Nous avons la surprise et le plaisir de découvrir sur sa carte ce que nous recherchons depuis un petit moment du « Cangrejo »…autrement dit du « crabe ».
En entrée :Cangrejo, en plat de résistance : Cangrejo. Je lui demande si elle a une bière « locale », sa réponse est affirmative, joignant le geste à la parole elle m’apporte ledit breuvage « local », peut-être me suis-je mal exprimé, c’est bien une bière, mais « made in Australia »…

A 14h30, nous rejoignons la salle d’embarquement et les 197 autres passagers du navire : « Evangelistas ». Nous sommes par cabine de 4 personnes, nous cohabitons avec un jeune couple Suisses allemands, fort sympathiques.
Le ferry ne charge pas de camions suite à un problème de sa rampe d’accès, il mesure 124 mètres de long. Le Commandant se prénomme… Moïse, est-ce un présage ?...

16 heures, tout le monde sur le pont, nous déhalons du quai.
Petit à petit, derrière notre sillage s’éloigne la ville de Puerto Montt.
Nous allons découvrir ces mythiques canaux de Patagonie.

Après la réunion d’information sur la sécurité, je monte à la passerelle, (lieu où se trouvent tous les instruments de navigation, et la timonerie). C’est le second Capitaine qui est de quart.
Je lui explique que je suis un ancien Officier radio, et que je suis radioamateur.
Lui aussi est un ancien Officier radio et est radioamateur, CE5IHQ, étrange coïncidence.
Suite à ma demande, il contacte le Commandant, et j’obtiens l’accord de pouvoir faire de la radio.
Un dipôle pour le 14 MHz est hissé sous le mat radar, et le matériel d’émission /réception installé à la passerelle.
Après le repas, avec l’indicatif : CE7/F6BFH/MM, (pour les non initiés, MM signifie « Maritime Mobile »), je contacte de nombreuses stations des trois Amériques, d’Asie et d’Europe.
Il est minuit lorsque je rejoins ma cabine située deux ponts en dessous de la passerelle.

Les Routards marins.

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